divinités olympiennes

divinités olympiennes
Divinités olympiennes

Les divinités olympiennes sont les divinités grecques qui, selon la mythologie, résident sur le mont Olympe.

Ils se nourrissent d'ambroisie et de nectar, et engendrent d'autres dieux. Ils descendent parfois sur Terre parmi les mortels, afin de les aider, de les punir, mais aussi pour s'unir, engendrant ainsi des demi-dieux.



Les douze Olympiens
Traditionnellement, le canon olympien est limité à douze, six dieux et six déesses. La liste de ces divinités a cependant varié selon les époques, et en compte en tout quatorze différentes. Zeus, Héra, Poséidon, Arès, Hermès, Héphaïstos, Athéna, Apollon et Artémis sont toujours comptés parmi les douze. Ils sont complétés par Hestia, Déméter, Aphrodite, Dionysos et Hadès, dont la présence est variable.


Aphrodite

Aphrodite de CnideAphrodite est la déesse de l'amour, du désir et de la beauté. Selon Hésiode, elle est née de la semence d'Ouranos jetée dans la mer : les représentations la montrent souvent émergeant des flots. Sa demeure préférée est Chypre. Elle est souvent accompagnée de son fils Éros. Mariée à Héphaïstos, elle a de nombreuses aventures extraconjugales.


Apollon

Apollon d'AnzioApollon, fils de Zeus et de Léto, est le dieu de la beauté, la raison, des arts et de la musique. Conducteur des Muses, il manie la lyre aussi bien que l'arc. Il sait se montrer sans pitié avec ceux qui le défient : le satyre Marsyas, écorché vif, ou Niobé, dont les enfants sont massacrés. Sous le nom de Ph½bus, il est le dieu de la clarté solaire.


Arès
Arès, fils de Zeus et d'Héra, est le dieu de la guerre. Brutal et sanguinaire, il se délecte dans les massacres. Pour cette raison, les autres dieux le haïssent. Ainsi, il est souvent en rivalité avec Athéna, autre déesse de la guerre. Seule Aphrodite lui témoigne quelque affection.

Artémis
Artémis, fille de Zeus et de Léto, est la s½ur jumelle d'Apollon, avec lequel elle partage de nombreux traits communs, comme l'arc. Déesse de la chasse et de la nature sauvage, elle vit entourée de sa troupe de nymphes et de ses chiens. Son animal favori est la biche. Elle est aussi une déesse vierge, qui châtie durement ceux qui attentent à sa pudeur. Sous le nom de Séléné, elle est également la déesse de la clarté lunaire.


Athéna
Athéna, fille de Zeus et de Métis, est la déesse de la sagesse. Elle sortit du crâne de son père toute armée en poussant un cri de guerre terrifiant. Fille préférée de Zeus, elle manie comme lui l'égide et la foudre. Elle est la protectrice d'Athènes, à laquelle elle donne son nom, et la conseillère de héros comme Ulysse. Son emblème est la chouette.


Déméter
Déméter est la fille des Titans Cronos et Rhéa, ce qui en fait la s½ur de Zeus, Poséidon, Hadès, Héra et Hestia. Elle est la déesse de la fertilité et du travail de la terre. C'est elle qui montre aux hommes comment cultiver le blé.


Dionysos
Dionysos est le fils de Zeus et Sémélé, une princesse thébaine.C'est le seul dieu à avoir connu une vie de mortel avant de monter sur l'Olympe. Il est associé à la végétation, et particulièrement la vigne, qui produit le vin et est responsable de l'ivresse et de la transe mystique. C'est un dieu essentiellement errant, traditionnellement accompagné d'un bruyant cortège de satyres et de ménades.


Hadès
Hadès est le maître des Enfers. Cet attachement au monde souterrain rend son lien avec l'Olympe apparemment assez ténu, mais il reste une des divinités principales, frère de Zeus et Poséidon, et mari de Perséphone, qui passe six mois de l'année parmi les Olympiens.


Héra
Fille de Cronos et Rhéa, Héra est à la fois la s½ur et l'épouse de Zeus. Elle protège le mariage et les femmes. Ses jalousies envers les autres femmes et enfants de son mari Zeus sont terribles.


Héphaïstos
Fils de Zeus et d'Héra, Héphaïstos est surnommé « le Boiteux » : un jour qu'il prenait la défense de sa mère dans une dispute avec Zeus, ce dernier le jette du haut de l'Olympe. Dieu du feu et des volcans, il réside souvent sur le mont Ida où se trouve sa forge. C'est ainsi lui qui forge les armes merveilleuses d'Achille, héros de la guerre de Troie. Il sait également réaliser d'habiles inventions, comme des trônes de bronze se déplaçant en l'air. La tradition populaire en fait le mari d'Aphrodite.


Hermès
Fils de Zeus et de Maïa, Hermès est le dieu de l'ingéniosité et du commerce (mais aussi des voleurs). Messager des dieux, il protège les voyageurs et guide les héros. Ses attributs sont le caducée, le pétase (chapeau rond) et les sandales ailées.


Hestia
S½ur de Zeus, Héra et Poséidon, Hestia est la déesse du foyer domestique. Elle protège les familles et les villes. Comme Artémis ou Athéna, c'est une déesse vierge.


Poséidon
Frère de Zeus et d'Hadès, Poséidon a reçu en partage les mers. C'est lui qui crée le cheval et enseigne l'art de monter aux mortels. Il affronte Athéna pour recevoir la souveraineté sur Athènes , mais la déesse l'emporte car elle a offert aux Athéniens un olivier, symbole de paix. Son attribut est le trident.


Zeus
Zeus, fils de Cronos et de Rhéa, règne sur les dieux, armé du foudre et de l'égide, fabriqués pour lui par les Cyclopes. Il est surtout connu pour ses nombreuses aventures et, en conséquence, pour sa très nombreuse progéniture. Ses attributs sont l'aigle et le foudre.

# Posté le mercredi 04 avril 2007 16:24

mythologie grecque

mythologie grecque
Mythologie grecque

Portail Mythologie grecque
La mythologie grecque est l'ensemble des mythes provenant de la Grèce antique. Ces récits, familiers à tous les anciens Grecs, forment les fondements de leurs rites ainsi que de la représentation qu'ils se faisaient du monde, au moins jusqu'à Protagoras. Cette mythologie est aussi à l'origine, pour la plus grande part, de la mythologie romaine

Présentation
Dans la mythologie grecque, les dieux du panthéon polythéiste sont anthropomorphes et sont avant tout la personnification des forces de l'univers. Bien que certains d'entre eux semblent avoir un certain sens de la justice, ils peuvent se montrer mesquins et rancuniers. La faveur des dieux est gagnée par des sacrifices et la piété, mais ceci ne garantit rien ; en effet, ils sont réputés pour leurs fréquents changements d'humeur ; leurs colères sont terribles et leurs amours peuvent être tout aussi dangereux.

Le monde de la mythologie grecque est complexe : monstres, guerres, intrigues et dieux inquisiteurs y sont nombreux, et les généalogies s'entrecroisent.

Il est notable que les Anciens mêlaient les événements de leur mythologie à ceux de leur histoire. Ainsi, l'Iliade et l'Odyssée étaient considérées comme historiques. Le Grec Évhémère semble avoir été le premier à émettre l'hypothèse que les récits mythologiques sont des déformations de faits historiques réels. Les très nombreuses recherches archéologiques des XIXe et XXe siècles ont sensiblement conforté et affiné cette approche. Le très célèbre ouvrage de Robert Graves, les Mythes grecs, considéré comme une référence, récapitule les éléments en faveur de cette hypothèse. La question de la continuité entre le temps des dieux et le temps des hommes, apparemment difficile à résoudre, semble pouvoir s'expliquer par des phénomènes de synthèse, de simplification et de symbolisation d'événements concrets (conquêtes, rituels,...). Les événements décrits dans les différentes théogonies se déroulent donc dans un temps apparemment parallèle à celui de l'humanité, dont les durées ne sont pas transposables.

À l'époque « historique », une attitude vis à vis des récits mythologiques pourrait avoir été une interprétation littérale et non-critique des textes (tout au moins certains personnages publics étaient condamnés pour impiété). Cette approche est parfois comparée à la façon dont, par exemple, certains chrétiens créationnistes d'aujourd'hui interprètent littéralement la Bible comme un récit historique. Il semble que les Grecs se considéraient eux-mêmes descendants de héros mythiques, tendance qui se serait accrue avec l'évhémérisme.

Le théâtre grec, avec Eschyle, Sophocle et Euripide, montre la façon dont les hommes conçoivent l'action des dieux dans leur monde. Dans l'½uvre d'Eschyle, le concept d'ananké préside ce qui peut être conçu comme un équivalent du destin dont serait absent le concept de déterminisme.

En plus de son utilisation constante dans les arts et les sciences humaines (comme la psychanalyse et son complexe d'¼dipe), la mythologie grecque fournit des récits très riches que l'on peut encore apprécier aujourd'hui.


Culte et religion
Article détaillé : Religion grecque antique.
La religion grecque reposait sur des rites, et non sur un texte sacré et des dogmes. Ceci étant, la mythologie offrait un certain nombre de réponses à des questions existentielles, métaphysiques ou morales courantes : continuité de la vie après la mort, vertu (voir le mythe hésiodique des races), etc.


Les personnages de la mythologie grecque

Héros et demi-dieux
Tout au moins chez Hésiode, le terme de héros désigne une race différente de celle des mortels et des dieux.

Par la suite, on a nommé ainsi les demi-dieux — personnages issus de l'union d'un mortel et d'un dieu — ou les mortels honorés après leur mort, dont le destin, s'il est digne d'être narré, est extraordinaire (par la naissance, le courage, les qualités ou les vices, voire le caractère monstrueux, qui n'est pas forcément le reflet du mal). Ainsi, Tantale, ¼dipe ou Cécrops sont des héros, au même titre qu'Héraclès, Achille ou Persée. Leur comportement les mène souvent à l'hybris et leur mort est la plupart du temps violente. Les héros sont souvent des fondateurs : Thésée est celui du syn½cisme d'Athènes, Orphée des rites orphiques, Pélops donne son nom au Péloponnèse.

Par extension, tout personnage ayant connu un destin digne d'être raconté est nommé héros, comme les chefs militaires de l'Iliade ou les héros éponymes d'Athènes, même si leur origine divine est lointaine.


Mythologie et philosophie
Que pensaient les grands philosophes grecs de leur mythologie ? On trouve un élément de réponse chez Nietzsche :

« Subtilité dans la pénurie. — Gardez-vous surtout de vous moquer de la mythologie des Grecs, sous prétexte qu'elle ressemble si peu à votre profonde métaphysique ! Vous devriez admirer un peuple qui, dans ce cas particulier, a imposé un arrêt à sa rigoureuse intelligence et qui a eu longtemps assez de tact pour échapper au danger de la scolastique et de la superstition sophistique.»

Les sources
Plusieurs types de sources antiques sont intéressantes pour l'étude de la mythologie grecque.

Les sources visuelles, iconiques, fournies par les innombrables représentations figurées qui ornent les objets et les édifices produits par la culture grecque antique sont précieuses.

Pour ce qui est des sources écrites, signalons d'une part l'épigraphie, d'autre part la littérature antique :

La poésie des périodes archaïque et classique, principalement destinée à être déclamée lors de banquets aristocratiques ou de concours lyriques. Elle inclut :
les ½uvres du corpus homérique : Iliade, Odyssée, Hymnes ;
les ½uvres du corpus hésiodique : Théogonie, Travaux, Catalogue ;
les ½uvres dramatiques : Eschyle, Sophocle, Euripide et Aristophane ;
les poésies lyriques de Pindare et de Bacchylide.
Les ouvrages des historiens (comme Hérodote, Diodore de Sicile, Plutarque et Denys d'Halicarnasse) et des géographes (comme Pausanias et Strabon), qui ont voyagé dans le monde grec et consigné les récits qu'ils entendaient dans de nombreuses cités.
Les ouvrages des mythographes, essentiellement des abrégés ou des traités essayant des réconcilier les versions contradictoires des anciennes légendes. La Bibliothèque d'Apollodore est le meilleur exemple de ce genre, avec les Fables d'Hygin et les Métamorphoses d'Antoninus Liberalis.
La poésie des époques hellénistique et romaine, plus apparentée à la littérature qu'à l'art lyrique, qui a néanmoins préservé de nombreux détails importants qui auraient sinon été perdus. Elle compte :
les poètes hellénistiques Apollonios de Rhodes et Callimaque de Cyrène ;
les poètes romains Virgile, Ovide, Properce, Stace et Valerius Flaccus ;
les poètes grecs de l'Antiquité tardive, comme Nonnos de Panopolis, Tryphiodore et Quintus de Smyrne.
Les anciens romanciers comme Parthénios de Nicée, Longus, Apulée et Héliodore.
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# Posté le mercredi 04 avril 2007 16:16

mythologie égyptienne

mythologie égyptienne
Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :

le cycle de la nuit avec le soleil renaissant chaque matin ;
le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue) ;
le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne croyaient pas en la réincarnation terrestre comme présenté par le bouddhisme).

Mythe de la création
La grande diversité du culte de l'Égypte antique se retrouve également dans les mythes de la création qui varient en fonction des régions (ou même des villes) et de leurs dieux tutélaires :

Articles détaillés : Mythe de la création du monde en Égypte antique, Mythe de la création héliopolitaine, Mythe de la création memphite et Ogdoade d'Hermopolis.

Mythe osirien
Pour les anciens égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (le dieu du souffle) et Tefnout (le dieu de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys.

Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna au côté de sa s½ur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère. Il invita son frère à un grand banquet. Seth proposa alors que chacun des convives se couche dans un magnifique coffre. Celui qui serait aux mesures du coffre le gagnerait. Osiris se couche alors dans le coffre : il est à ses dimensions (piège de Seth) ! Les convives se jettent tous sur le coffre et y enferment Osiris. Seth le jette dans le Nil. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à retrouver le corps de son mari. Seth l'apprend et, furieux, déchire le corps de son frère en quatorze morceaux. Avec l'aide de sa s½ur Nephthys et d'Anubis, Isis retrouve les morceaux éparpillés dans toute l'Égypte, sauf un (son sexe), mangé par un poisson. Ils reconstituent alors Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth en duel et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.



Mythe de la mort
Chez les égyptiens de l'Antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses. Le mythe de la mort représentait un aspect très important de la religion des égyptiens, mais constituait surtout une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.

Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :

la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsque celui-ci atteint l'au-delà pour être jugé et peut-être accéder au repos éternel.

Voyage vers l'au-delà – embaumement

Détail du Livre des Morts du scribe NebqedDans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son frère Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.

Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.


Jugement de l'âme
La pesée de l'âme consiste à mettre le c½ur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maât) ; si le c½ur est plus léger (ce qui signifie que le c½ur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre ( la plupart du temps symbolisé par la déesse Touéris) et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix.


Mythe du cycle du jour

Détail du Livre des Demeures Secrètes relatant le périple quotidien de Rê. On le voit dans sa barque, ainsi que le serpent Apophis.Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».

Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.

On retrouve également la notion des douze portes au sein des pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.

Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.

# Posté le mercredi 04 avril 2007 04:25

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# Posté le dimanche 01 avril 2007 16:31

Modifié le vendredi 13 juillet 2007 04:45

Enzo ferrai

Enzo ferrai




Il est né le 18 février 1898 à Modène (Italie) et est décédé à Modène le 14 août 1988. Son père, Alfredo, était né à Capri et avait créé un atelier qui construisait du matériel destiné aux chemins de fer. Enzo détestait l'école, d'ailleurs il redouble deux fois, et préfère travailler comme journaliste pour la Gazzetta dello Sport pour laquelle, dès 16 ans, il écrit les premiers comptes-rendus depuis le stade de Modène.

La famille Ferrari est aisée, et c'est l'une des premières à posséder une voiture. Enzo Ferrari se rend pour la première fois sur un circuit, le 6 septembre 1908 pour assister à la Coppa Florio, où il est subjugué par le pilote Felice Nazzaro au volant d'une Fiat 130 HP.

La Grande Guerre apporte la désolation dans la famille Ferrari, avec la mort de son père et de son frère. Enzo lui-même, engagé en 1917, est affecté au ferrage des mulets, où il contracte une grave pleurésie.


Sa carrière de pilote de course
Après la guerre, en novembre 1918, Enzo Ferrari tente sans succès de se faire embaucher par Fiat à Turin, mais, avec la levée du décret interdisant la circulation des voitures privées, le 1er janvier 1919, l'industrie automobile repart, et Enzo est embauché par une entreprise mécanique qui transforme les camions des surplus militaires Lancia en voitures de tourisme. Il a la charge de livrer les châssis destinés à une carrosserie de Milan.

Lors de ses déplacements à Milan, il fait la connaissance de Ugo Sivocci, un jeune pilote, ancien cycliste, et grâce à lui, il est engagé comme pilote d'essai par la CMN un peu avant Pâques 1919. Il s'installe en plein centre de Milan, où il fréquente des pilotes et des constructeurs et attend la reprise des compétitions automobiles, ce qui aura lieu dès le 24 août 1919 au Danemark, course remportée par l'italien Fernandino Minoia.

Les courses redémarrent aussi en Italie. Pour participer à la course de Parme-Poggio di Berceto, le 5 octobre 1919, Enzo s'achète une CMN 15/20, convainc son ami Nino Beretta d'être son coéquipier, et arrive quatrième de sa catégorie et onzième de la course, derrière le grand pilote Antonio Ascari, vainqueur absolu au volant d'une Fiat Grand Prix 1914 à 83,275 km/h de moyenne.

Enzo n'a que 21 ans, possède une voiture performante et c'est l'un des nouveaux pionniers de la course automobile, et il vit sa passion. Dès le 23 novembre, après la course Parme-Poggio di Berceto, il participe à la Targa Florio, où il se placera neuvième.

L'année suivante, en 1920, il pilote une Isotta Fraschini 4500 Grand Prix 1914, avant d'entrer comme pilote de course chez Alfa Romeo. Sur une Alfa Romeo 20/40 bibloc, il se place deuxième à la Targa Florio.

En 1921, il se place à la troisième place de la course de Parme-Poggio di Berceto et gagne la Coppa delle Alpi à Ravenne. Il est de nouveau victorieux en 1923. Cette année-là, il est présenté aux Baracca, vieille famille de la noblesse italienne, dont le fils Francesco Baracca a été l'as des as dans l'aviation italienne. La comtesse Paolina lui offre le « cheval cabré » qui frappait autrefois le fuselage de l'avion de son fils, abattu au-dessus de Montello.

En 1924, Enzo obtient la plus belle victoire de sa carrière, en remportant la coupe Acerbo de Pescara, au volant d'une Alfa Romeo RL, en battant les puissantes Mercedes. Ce jour là, il reçut le titre de Cavaliere.

Après une interruption de 3 ans entre 1924 et 1927, Enzo Ferrari reprend la course automobile, mais avec des résultats moins prestigieux, car de nouveaux champions sont apparus. En 1931, il connaît un de ses plus beaux succès en terminant deuxième du circuit des trois provinces contre Tazio Nuvolari, le fou volant de Mantoue.

Peu après il décidera, de manière irrévocable, de mettre un terme à sa carrière de pilote de course automobile. Enzo Ferrari termina sa carrière de pilote de course au sein de la firme Alfa Romeo mais il continuera en tant que directeur sportif jusqu'en 1939.


Sa carrière de constructeur
Chez Alfa Romeo, il s'occupait aussi de nombreuses tâches, comme des rapports avec les fournisseurs. En 1923, la nouvelle Alfa Roméo P1 ayant déçu, il va convaincre Luigi Bazzi et Vittorio Jano, deux des meilleurs techniciens de Fiat de travailler pour Alfa Romeo.

Parallèlement, le 1er décembre 1929, avec deux associés Alfredo Caniato et Mario Tadini, et l'approbation d' Alfa Romeo, il fonde à Modène une société sportive, la Societa anonima Scuderia Ferrari, dont l'activité était de seconder les propriétaires privés et pilotes de haut niveau de voitures Alfa Romeo. Filiale, dans un premier temps, d'Alfa Romeo, elle en devient indépendante en 1940. En 1933, les ateliers déménagent de Modène vers Maranello en Émilie-Romagne.

Par son charisme et ses dons d'organisateur, il parvient à gagner la confiance de plusieurs grands pilotes qui accepteront plus tard de courir pour l'écurie officielle du Commendatore, comme Tazio Nuvolari, en 1930, qui gagne, dès le premier mois, 3 victoires avec une Alfa Romeo P2. La saison se solde pour l'écurie par 22 participations, 50 pilotes inscrits et 8 victoires.

Pour l'année 1931, qui voit l'apparition du cheval cabré sur la carrosserie des voitures, l'écurie engage 10 voitures aux Mille Miglia et remporte la deuxième place, puis plusieurs victoires sur des circuits de montagne, avec deux succès de Tazio Nuvolari, la coupe Acerbo remportée par Compagnoni et la coupe de la Consuma remportée par Tazio Nuvolari. Enzo Ferrari compte désormais dans la course automobile.

En 1932, le comte Carlo Felice Trossi, excellent pilote amateur, rachète les parts d'Alfredo Caniato et devient président de l'écurie Ferrari. La « Scuderia Ferrari » remporte la Targa Florio (Nuvolari-Borzacchini), la coupe Messina (Ghersi), les 24 heures de Spa (Brivio-Siena), la coupe Acerbo (Nuvolari) et la coupe Gallenga (Trossi).

1933 est l'année où le constructeur Alfa Romeo, qui vient d'être racheté par l'état italien, se retire de la compétition et refuse de fournir à Enzo les nouvelles Alfa Romeo P3. Enzo décide alors de faire modifier par ses techniciens les Alfa Romeo 8C Monza et Mille Miglia avec lesquelles il a triomphé l'année précédante. La cylindrée est portée à 2,6 L. En monoplace, il utilise une Duesenberg flambant neuve équipée d'un moteur 8 cylindres de 4 L. La « Scuderia Ferrari » gagne des courses avec les vieilles Alfa Romeo 8C : le Grand prix de Tunisie (Nuvolari), les Mille Miglia (Compagnoni), le circuit Bordino d'Alessandria, l'Eifel et le Grand prix de Nîmes.

Mais 1933 est aussi l'année où apparaît un nouveau sérieux concurrent le français Bugatti, et où la tension devient forte entre Enzo et Tazio Nuvolari qui finit par partir chez Ernesto Maserati le 2 juillet, suivi par un autre pilote Borzacchini. Cependant Enzo finit par obtenir les fameuses Alfa Romeo P3, et embauche de grands pilotes Luigi Fagioli et Giuseppe Campari, qui va trouver la mort dans un grave accident sur le circuit de Monza, mais Luigi Fagioli additionne les victoires et l'année se conclue sur un bilan positif.

En 1934, Luigi Fagioli quitte Enzo pour Mercedes, mais arrivent deux nouveaux coureurs Achille Varzi, qui venait de Bugatti, et Guy Moll. Les Alfa Romeo P3, améliorées par les techniciens dirigés par Luigi Biazzi, font toujours preuve de compétitivité. Achille Varzi, gagne le championnat d'Italie avec 9 victoires sur Alfa Romeo, dont le Mille Miglia. Il devient aussi célèbre que Tazio Nuvolari, et leur rivalité devient légendaire. Cependant les Mercedes deviennent de plus en plus performantes, mais le pilote Guy Moll trouve la mort.

En 1935, le pilote Tazio Nuvolari revient chez Enzo, il conduit une nouvelle voiture monoplace extrêmement puissante, la Bimotore équipée d'un moteur 16 cylindres. Entièrement conçue à Modène, elle peut être considérée comme la première voiture signée Enzo Ferrari. Cependant, son poids excessif et des problèmes de pneumatiques la rendent peu performante, et les vieilles Alfa Romeo P3 conduites par Tazio Nuvolari assurent les victoires.

L'année 1936 est, pour Enzo Ferrari, une année de consolidation. Grâce à ses pilotes Tazio Nuvolari et Nino Farina, il représente avec succès Alfa Romeo sur les circuits, il a construit une monoplace à laquelle il peut donner son nom, et peut tenir tête aux constructeurs allemands Mercedes et Auto Union. Il acquiert une réputation d'homme coriace, têtu, volontaire, qu'il ne démentira jamais par la suite...


L'époque fasciste et la guerre
En 1937, l'État Italien dirigé par Benito Mussolini tente d'instrumentaliser la « Scuderia Ferrari » pour la mettre au service de sa politique étrangère. Le constructeur Alfa Romeo monte à 80 % son contrôle et rapatrie de Portobello à Milan le département course. Enzo perd son autonomie et se recentre sur le développement de nouveaux moteurs de petite cylindrée pour la future Formule de Grand prix. L'équipe continue à gagner des courses comme les Mille Miglia (Pintacuda et Mabelli) mais connaît aussi de cinglantes défaites face aux constructeurs allemands. La pression des dirigeants fascistes devient très pesante, et la première victime est Vittorio Jano le concepteur des Alfa P2 et P3.

L'année 1938 commence par la création du département Alfa Corse qui absorbe la « Scuderia Ferrari » et tout est déménagé de Modène à Milan. Parmi les projets celui de quatre petites monoplaces avec moteur à huit cylindres d'une cylindrée de 1,5 L, futures 158 plus connues sous le nom d'Alfetta, projet élaboré par Enzo Ferrari, l'ingénieur Gioachino Colombo, futur concepteur du fameux moteur 12 cylindres en V, Alberto Massimino et Luigi Bazzi. Enzo Ferrari a tout vendu à Alfa Romeo et accepté une clause de non concurrence contre une importante somme d'argent.

En 1939, Enzo Ferrari quitte Alfa Romeo en déclarant : « je ne souhaite pas abdiquer mes convictions », le Commendatore ne supportait plus de se sentir entravé et souhaitait retrouver sa liberté. De retour à Modène, Enzo réoccupe ses locaux et fonde la société « Auto Avio Construzioni » spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques pour avions et automobiles. Un petit groupe de ses anciens mécaniciens le rejoint et le groupe commence parallèlement à travailler sur un nouveau projet de voiture de course, la 815...


L'après-guerre
Les affres de la Seconde Guerre mondiale pèsent lourdement sur le rêve d'Enzo, puisque ses ateliers devront fabriquer des machines-outils. Ils ne pourront renaître à l'automobile qu'en 1945 et verront naître leur première voiture véritablement Ferrari qu'en 1947, avec la Ferrari 125 S, première voiture portant le célèbre emblème du cheval noir cabré sur fond jaune, qui désormais s'affichera sur chaque véhicule sorti de ses ateliers.

Cet emblème était à l'origine peint sur la carlingue de l'avion de chasse de Francesco Baracca, pilote héroïque et as de l'aviation de la Première Guerre mondiale. Ce cheval noir sur fond jaune a été le porte-bonheur prédit par la comtesse Paolina Baracca. Le jaune est la couleur de la ville de Modène. C'est ainsi que naquit l'emblème mythique de Ferrari. La couleur rouge typique des carrosseries des voitures Ferrari vient quant à lui du fait que dès le début du siècle, le rouge était la couleur nationale attribuée aux véhicules italiens de Grand Prix.

La première victoire de Ferrari a eu lieu dès le 25 mai 1947, sur le circuit de Rome, avec comme vainqueur le pilote Cortese, au volant d'une Ferrari 125 S (une 815). C'est le début de la gloire pour Enzo Ferrari.

La première victoire en championnat du monde a eu lieu en 1951 au Grand Prix de Grande-Bretagne. Cette victoire marqua le début des nombreux succès des Ferrari sur tous les circuits du monde.

En 1955, son fils Dino meurt à l'âge de 24 ans, d'une leucémie. Effondré par ce deuil, « Il commendatore » faillit tout arrêter. Mais la mise en ½uvre du V6 dessiné par son fils le remotivera. Mais il aura tendance à rester cloîtré dans son bureau ou chez lui tout en restant en étroit contact avec son écurie. Il a constitué, année après année, le palmarès le plus prestigieux du sport automobile.

En 1969, après plusieurs années d'insuccès, Fiat rentre à 50 % dans le capital de Ferrari, et apporte les solutions financières pour relancer le dynamisme du constructeur et retrouver le chemin de la victoire.

Malgré un itinéraire de courses jonchées de vies brisées et de pilotes morts sur les circuits, Enzo Ferrari avait le don de stimuler la concurrence entre ses pilotes. On le disait plus préoccupé par les mécaniques que par les hommes.

Avant sa mort, on apprend que Piero Lardi, directeur administratif de la Scuderia, est son fils caché ! Dino mort, ce dernier assure la relève.

# Posté le dimanche 01 avril 2007 16:19